La Chine a récemment fait des avancées spectaculaires dans le domaine de la fusion nucléaire en allumant un soleil artificiel, atteignant des températures de 100 millions de degrés Celsius, soit sept fois plus chaudes que celles du noyau de notre propre soleil. Ce projet, nommé HL-3, utilise la technologie de la fusion nucléaire pour tenter de générer une énergie presque illimitée et propre. Si cette technologie se développait pleinement, elle pourrait répondre aux besoins énergétiques mondiaux sans émissions de gaz à effet de serre, un véritable “Saint Graal” pour l’humanité.
Cependant, cette innovation suscite aussi de vives préoccupations. La fusion nucléaire reste une technologie extrêmement difficile à contrôler. Les précédents accidents nucléaires, tels que Tchernobyl, continuent d’alimenter les craintes quant aux dangers potentiels, notamment si la maîtrise de ces températures extrêmes échappait au contrôle. Bien que la fusion soit considérée comme plus sûre que la fission, elle présente encore de nombreux défis en matière de confinement de l’énergie libérée et de sécurité à long terme.
L’objectif de la Chine est de dominer ce secteur en étant le premier pays à maîtriser cette technologie à grande échelle. Toutefois, des critiques pointent les risques environnementaux potentiels et la difficulté de rendre ce processus durable et sûr sur le long terme
100 millions de degrés : une énergie dangereuse à laquelle il est difficile de résister
Le cœur du soleil qui entretient la vie sur Terre a une température suffisamment élevée pour faire fondre n’importe quel matériau et signer l’arrêt de mort imminent de toute forme de vie qui s’en approcherait à moins de quelques centaines de kilomètres.
Imaginez maintenant un autre soleil dont la température est sept fois plus élevée et qui incinérerait virtuellement tout objet, quelle que soit la distance à laquelle il se trouve.
La Chine a créé quelque chose de ce genre, pratiquement un soleil ici même sur terre. Imaginez la quantité d’énergie qui pourrait être extraite d’une étoile solaire artificielle qui atteindrait cette énorme température grâce à la fusion nucléaire.
Un soleil colossal créé artificiellement par fusion nucléaire
Le soleil est plutôt la fusion nucléaire elle-même, car ce processus est la manifestation des réactions qui se produisent dans le soleil et les différentes étoiles de l’univers et qui les font briller.
À la surface de ces corps sidéraux, la fusion de deux atomes se produit, libérant de gigantesques émanations d’énergie, avec les caractéristiques suivantes :
- Elle est spontanée
- Elle est propre
- Elle est illimitée
Il est donc naturel de vouloir créer artificiellement une telle source d’énergie. Ainsi, une invention semblable à un soleil serait comme le réacteur atomique construit en Chine, baptisé HL-3.
La création de ce soleil artificiel représente l’étape la plus décisive franchie par le géant asiatique sur la voie de la maîtrise de l’énergie nucléaire. Mais certains s’interrogent : est-il possible de contenir la haute énergie d’une étoile comme le soleil ?
Avoir un soleil sur terre n’est-il pas trop dangereux ?
Imaginer être à proximité d’un soleil aussi radieux peut terrifier n’importe qui, mais il est encore plus inquiétant de savoir que les millions de degrés de température d’un tel soleil proviennent d’une fusion nucléaire créée en laboratoire.
La raison de cette terreur est naturelle, car nous ne pouvons pas oublier les occasions où les sources d’énergie nucléaire ont échappé à tout contrôle, car qui n’a pas encore en mémoire la catastrophe de Tchernobyl?
Le grand problème de l’exploitation de fortes concentrations d’énergie naturelle, comme celles générées par la foudre par exemple, reste de savoir comment les contenir, et dans le cas du soleil, il est clair que le contrôle des hautes températures nécessite un système de sécurité très complexe.
Hl-3 : un nouveau soleil capable d’éclairer le géant asiatique et bien d’autres encore, pour combien de temps ?
Le Hl-3 ou Hualiu 3, le plus récent réacteur nucléaire chinois, se distingue des réacteurs traditionnels par l’utilisation de noyaux d’hydrogène pour déclencher des réactions hautement exothermiques.
Lors des essais effectués jusqu’à présent, les scientifiques chinois ont réussi à contenir le plasma plus longtemps que leurs homologues sud-coréens lorsqu’il a atteint des températures supérieures à 100 millions de degrés Celsius.
En 2021, les scientifiques coréens ont atteint un record de 30 secondes, mais à la fin de 2023 et au début de cette année, ils ont réussi à contenir le plasma pendant 48 secondes.
Les scientifiques chinois promettent maintenant de battre ce temps grâce à l’invention d’une chambre à vide, au cas où il y aurait des problèmes pour contenir l’énergie du soleil colossal qu’ils ont créé.
En conclusion, les expériences chinoises de fusion nucléaire prouvent que le défi n’est pas de créer un soleil artificiel, mais de contenir les températures élevées produites, car ces températures incontrôlables deviennent une énergie dangereuse et potentiellement dévastatrice.



