Face à la difficulté de pénétrer plus le marché à cause des réticences des usagers face au temps de rechargement notamment, le géant chinois de la batterie trouve une parade.
CATL, le principal fournisseur de batteries pour véhicules électriques et hybrides, veut proposer des solutions pour contrer les faibles vitesses de rechargement aux bornes (même les plus rapides). Ainsi, il présente une solution qu’il veut révolutionnaire : le remplacement de batteries vides par des pleines en 100 secondes dans des stations d’un nouveau genre.
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Les temps de recharge : contraintes à la conversion
Chaque constructeur y va de sa proposition pour rendre acceptable le temps de rechargement. D’abord, il y a l’augmentation de la puissance acceptée par les batteries, qui fonctionne très bien, mais essentiellement entre 10 % et 80 %,avec, par exemple, mise en jeu des préconditionnements qui consomment du courant pour récupérer du courant. Aussi, il y a l’ajout d’un écran immense avec des applicatifs de jeu, de média pour aider à passer le temps. Mais la différence avec le temps pour faire un plein d’essence ou de gasoil reste trop importante, et CATL y voit un point d’accroche l’empêchant de vendre plus de batteries.
100 secondes top chrono !
CATL veut déployer 1 000 stations d’échange de batterie courant 2025 et prévoit au total 10 000 stations construites avec des partenaires dans lesquelles la manipulation (retrait de la batterie vide, insertion de la batterie pleine) prend un temps comparable à celui d’un plein. Cependant, il faut créer des modèles de voitures compatibles, et c’est ce qu’a entrepris la marque chinoise en s’associant avec différentes marques qui n’ont pas encore été citées. Ce type de changement avait été initié en 2007 en Israël par la startup Better Place, mais la société a fait face à de nombreux obstacles et a dû fermer ses portes après quelques années d’existence (une période où les véhicules électriques n’avaient pas une aussi grande part du marché).
Pourquoi CATL renie les bornes de recharge
Les stations CATL, nommées EVOGO, sont une réponse également aux contraintes que soulèvent certains métiers, comme les taxis, les livreurs, les ambulances, où le temps d’un rechargement ne répond pas au modèle économique, ce que rappelle Yang Jun, le PDG de la filiale. Il faut aussi y voir une stratégie plus fine de CATL, car le modèle économique s’adresse uniquement aux véhicules 100% électriques, des véhicules donc avec des volumes de batterie plus importants qui permettent d’augmenter les ventes de CATL.
Inspiration locale
Nio, la jeune marque chinoise (10 ans à peine), propose déjà une solution de ce type pour ces véhicules avec 2 700 stations d’échange de batterie et vise à atteindre les 5 000. Notons d’ailleurs que le constructeur propose déjà 60 stations de ce type en Europe du Nord ! CATL n’a donc que repris des solutions existantes pour les adapter, les transformer au besoin afin de convertir autant que possible des conducteurs à ces nouvelles mobilités et, par la même occasion, proposer un service facturé un peu moins de 50 euros par mois aux automobilistes.
https://www.looking.fr/le-japon-presente-un-moteur-spectaculaire-qui-transcende-lautomobile-completement-depourvu-delectricite-et-dhydrogene/
Cet article explore la nouvelle stratégie de CATL, le plus grand fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques, qui, face aux échecs des infrastructures de recharge traditionnelles, se tourne vers l’installation de stations d’échange de batteries. Il met en lumière les avantages de cette approche, notamment la rapidité et la commodité, mais doit faire face à des coûts de mise en place élevés tant par le développement de véhicules adaptés que par l’installation de ces stations d’un nouveau genre.


